Il n’ est pas bon être fonctionnaire……….pourquoi le policier ou le gendarme.. finissent en depression ou suicide quand ils sont bons???

Christian Jambert
Adjudant-chef de la brigade de recherches d’Auxerre en France. Convaincu qu’il existe un lien entre la disparition, entre 1975 et 1979, de sept jeunes handicapées protégées par la Direction départementale de l’action sanitaire et sociale à Yonne et le présumé assassin Émile Louis, le gendarme dépose un rapport accablant en 1984. Le parquet classe le dossier sans donner suite, faute de preuves. En 1995, atteint de dépression*, Christian Jambert tente de se suicider en avalant des médicaments. Il survit et est mis à la retraite. Contacté par l’Association de défense des handicapés de l’Yonne, il se dit prêt à témoigner contre Émile Louis. Le 4 août 1997, alors que le dossier des «disparues» vient d’être officiellement rouvert et qu’il doit être entendu comme témoin par le juge Benoît Lewandoski, Christian Jambert est retrouvé mort dans son pavillon d’Auxerre. Il est décrit comme un homme psychologiquement démoli devant le mur d’indifférence concertée. En avril 2004, suite aux résultats d’une nouvelle autopsie qui sont peu compatibles avec la thèse retenue du suicide du fait de deux impacts de balle dans sa tête, le garde des Sceaux lance une enquête administrative pour «examiner les conditions dans lesquelles a été traité le dossier Jambert». Cette autopsie est à son tour remise en cause. En novembre 2005, la cour d’appel d’Aix-en-Provence condamne Émile Louis, délinquant sexuel, pour avoir torturé et violé sa deuxième femme Chantal et sa belle-fille Karine, mineure au moment des faits qui ont eu lieu entre 1992 et 1995. Le cas Jambert met en lumière la multiplicité de la fonction sociale de la mort volontaire. Il n’est pas rare dans les annales judiciaires que des meurtres soient convertis en suicides ou que des suicides passent pour des meurtres ou pour des accidents. Tantôt le suicide est jugé tabou, on le dissimule pour échapper à la honte*, tantôt on le postule afin de camoufler des actes criminels et d’innocenter des coupables. On taxe de maladie mentale* une personne qui cherche la vérité et qui a le courage de la dire, alors que des forces obscures s’évertuentent à ternir son image afin de protéger des coupables et de désinformer l’opinion publique. La collectivité choisit Jambert comme bouc émissaire afin de venger le sang versé par sept de ses jeunes filles handicapées. Qu’il porte la main sur lui ou qu’il tombe sous la main de l’autre, il est la victime sacrificielle de la conspiration du silence. Isabelle, fille de Christian Jambert, s’est donné pour tâche de réhabiliter la vérité et de rétablir la réputation de son père.

~ par solidusnakeparis sur juin 24, 2009.

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